« Il faudrait qu'on refasse le site, un jour. » On entend cette phrase presque à chaque premier échange, souvent prononcée avec la même intonation que « il faudrait qu'on repeigne la façade ». Sauf qu'une façade défraîchie se voit depuis le trottoir, alors qu'un site vieillissant perd des clients en silence, tous les jours, sans que personne au restaurant ne s'en aperçoive. La question n'est donc pas de savoir si le site vous plaît encore. Elle est de savoir s'il fait toujours son travail : donner faim et transformer une recherche Google en couverts. Voici comment trancher, et surtout comment refaire sans casser ce qui marchait.
Les 5 signes qu'une refonte n'est plus une option
- Votre menu est un PDF (ou une photo de l'ardoise). Sur mobile, il faut zoomer, pincer, tourner l'écran. La page la plus consultée de votre site est aussi la plus pénible, et Google n'en lit pas un mot.
- Le site est illisible sur téléphone. Textes minuscules, boutons impossibles à viser au pouce, numéro non cliquable. L'essentiel de vos visites se fait depuis un téléphone : un site pensé pour l'ordinateur du bureau est un site à moitié fermé.
- Le design date de 2015. Diaporama d'accueil, musique automatique, police fantaisie sur fond texturé. Le client ne se dit pas « site ancien », il se dit « cuisine ancienne », et c'est injuste, mais c'est comme ça que la confiance se joue.
- Les réservations et commandes en ligne ont baissé (ou n'ont jamais décollé). Un site qui reçoit des visites mais ne génère ni appels ni commandes fait fuir. Le problème n'est pas le trafic.
- Vous êtes invisible sur Google. Tapez « pizzeria + votre ville » en navigation privée. Si vos concurrents sortent avant vous, ou pire, si seule votre fiche Google apparaît sans votre site, vos pages ne travaillent pas pour vous.
Deux signes cochés sur cinq, et la refonte devient rentable. Trois ou plus, et chaque mois d'attente coûte des couverts. Ces symptômes recoupent d'ailleurs largement les 7 erreurs qu'on retrouve sur les sites de restaurants : un site à refaire, c'est presque toujours un site qui les accumule.
Ce qu'une refonte doit absolument conserver
C'est le point que presque tout le monde néglige, et c'est pourtant là que se jouent les dégâts. Refaire un site, ce n'est pas repartir de zéro : votre site actuel, aussi daté soit-il, possède un capital accumulé au fil des années. Le détruire, c'est comme jeter un levain de dix ans parce que le fournil a été refait.
Le nom de domaine, intouchable
Votre domaine (pizzeria-machin.fr) porte toute votre ancienneté aux yeux de Google : les liens qui pointent vers lui, les années d'existence, la confiance acquise. Il est imprimé sur vos cartes, vos sets de table, vos sacs à emporter. On garde le domaine, toujours, même si le site qui vit derrière change du tout au tout. Changer de domaine « pour faire plus moderne » est la façon la plus sûre de repartir de zéro sur Google.
Les URLs, via des redirections 301
Si votre ancienne page carte était accessible à l'adresse /notre-carte et que la nouvelle s'appelle /menu, il faut une redirection 301 de l'ancienne vers la nouvelle. C'est une ligne de configuration qui dit à Google : « cette page a déménagé, transférez-lui sa réputation ». Sans ça, chaque ancienne adresse devient une erreur 404, et les positions gagnées en des années s'évaporent en quelques semaines. On a audité un restaurant lyonnais qui avait perdu 60 % de son trafic Google en deux mois après une refonte : aucune redirection n'avait été posée. Il a fallu six mois pour remonter.
Les avis, les photos et tout ce qui a de la valeur
Votre fiche Google et ses avis ne dépendent pas du site, mais vérifiez que la nouvelle version affiche exactement les mêmes coordonnées (nom, adresse, téléphone, horaires) que la fiche : Google déteste les versions contradictoires. Récupérez aussi vos meilleures photos, vos textes qui fonctionnaient, la liste de vos plats signatures. Une refonte trie, elle ne rase pas.

Ce qu'une refonte doit changer sans hésiter
Une fois le capital sécurisé, tout le reste peut, et souvent doit, passer par la fenêtre. La structure d'abord : un site de restaurant moderne tient en quelques pages nettes (accueil, carte, commande ou réservation, contact), pensées mobile d'abord et chargées en une à deux secondes. Le menu ensuite : une vraie page web, avec des prix à jour et vos best-sellers en photo. L'univers enfin : votre site doit ressembler à votre salle, pas à un document administratif, et c'est tout l'objet de ce qu'on appelle un design qui donne faim.
Et profitez de la refonte pour ajouter ce que l'ancien site n'avait probablement pas : un bouton de commande ou de réservation visible sur chaque écran, et un vrai socle de référencement local, pages optimisées pour votre ville, contenus qui répondent aux recherches de vos futurs clients. Refondre sans travailler le SEO local, c'est repeindre la salle en laissant l'enseigne éteinte.
Combien coûte une refonte, et combien de temps ça prend
Bonne nouvelle : une refonte ne coûte pas plus cher qu'une création. Le marché est le même, et on l'a détaillé chiffre par chiffre dans notre article sur les prix : de l'abonnement à 59 € par mois qui ne s'arrête jamais au devis d'agence à cinq chiffres, en passant par le spécialiste restauration entre 800 et 2 000 € en achat unique. Côté délais, une agence généraliste annonce généralement six à douze semaines. Chez SERVIO, une refonte suit le même parcours qu'une création : 999 € tout compris, sans abonnement, livrée en quelques jours, redirections 301 posées, commande en ligne sans commission et 10 articles SEO rédigés pour votre ville. Le seul travail en plus par rapport à une création, c'est justement la préservation de l'existant, et il est inclus.

Les 3 pièges qui ruinent une refonte
Tout jeter, y compris ce qui marchait
L'envie de table rase est compréhensible quand on ne supporte plus son vieux site. Mais si une page attirait du trafic Google, si un texte convertissait bien, si certaines photos plaisaient, ils doivent survivre à la refonte. Demandez à votre prestataire quelles pages de l'ancien site reçoivent du trafic avant de décider de leur sort. S'il ne sait pas répondre, il ne regarde pas les bonnes choses.
Changer de domaine en même temps
Nouveau nom de restaurant, rachat, envie d'un .com : les raisons de changer de domaine existent, mais ne cumulez jamais changement de domaine et refonte complète le même mois si vous pouvez l'éviter. Chaque opération est déjà un déménagement pour Google ; les deux ensemble, c'est déménager en changeant de nom, et le facteur s'y perd. Si le changement de domaine est inévitable, il se prépare avec des redirections domaine à domaine et une déclaration dans Google Search Console, pas avec un simple « on coupe l'ancien ».
Mettre le nouveau site en ligne et passer à autre chose
Une refonte se surveille pendant les six à huit semaines qui suivent la mise en ligne : les redirections tiennent-elles, les positions Google se maintiennent-elles, les pages s'indexent-elles correctement ? C'est un suivi de vingt minutes par semaine dans Google Search Console, et c'est ce qui différencie une refonte propre d'une refonte qui découvre ses dégâts trois mois trop tard.
Refondre, oui, mais comme on rénove une bonne adresse
Un restaurateur qui rénove sa salle ne jette pas son four, son levain ni son livre de recettes : il garde ce qui fait la maison et change ce qui la dessert. Une refonte de site obéit exactement à la même logique. On garde le domaine, les URLs (via redirections), les avis et les contenus qui travaillent ; on change le design, la carte, la vitesse, le mobile et le référencement. Si votre site coche les signes du début de cet article, vous savez maintenant quoi exiger, et vous savez que ça ne devrait ni coûter une fortune, ni prendre un trimestre.
Votre site actuel a fait son temps ? Une refonte propre, livrée en quelques jours, sans perdre votre référencement.
Voir l'offre SERVIOPublié le 16 juin 2026 · Mis à jour le 5 juillet 2026 · Par l'équipe SERVIO, l'agence des sites de restaurants.



