Avant de créer le moindre site, on commence toujours par regarder ce qui existe : le site actuel du restaurateur, ceux de ses voisins, ceux de sa catégorie dans sa ville. C'est un rituel d'agence, et c'est devenu une collection : au fil des audits, les mêmes erreurs reviennent avec une régularité de métronome. Pas des fautes exotiques, des classiques, presque toujours invisibles pour le propriétaire (qui connaît son restaurant par cœur) et rédhibitoires pour le client (qui le découvre). Voici les sept qu'on croise chaque semaine, classées par dégâts décroissants, avec à chaque fois le correctif qu'on applique.
Erreur n° 1 : les infos pratiques fausses ou introuvables
C'est l'erreur la moins glamour et la plus chère. Des horaires qui datent d'avant les derniers travaux, un numéro qui sonne dans le vide, une adresse sans lien d'itinéraire, la fermeture annuelle annoncée nulle part. Le client qui se déplace pour trouver porte close ne revient jamais, et il le raconte. Dans la majorité des audits qu'on fait, au moins une info pratique est fausse ou enterrée en bas de page.
Le correctif : horaires, adresse, téléphone et bouton d'itinéraire visibles sur chaque page (souvent dans le pied de page et en haut de la page d'accueil), et un seul endroit à mettre à jour quand ça change. Et la même information, au caractère près, sur la fiche Google, Google déteste les versions contradictoires, votre référencement local aussi.
Erreur n° 2 : le menu en PDF (ou pire : en photo)
On lui a consacré un article entier, donc on sera bref : la carte est la page la plus consultée de votre site, et le PDF scanné la rend illisible sur mobile, invisible pour Google et pénible pour tout le monde. Sa variante encore plus rude : la photo de l'ardoise prise de biais, avec le reflet du néon. Le correctif : une carte en vraie page web, lisible au pouce, avec des prix à jour et vos best-sellers en photo.

Erreur n° 3 : un site pensé pour l'ordinateur du gérant
Le site a été validé sur le grand écran du bureau, et il y est superbe. Sauf que vos clients, eux, arrivent à 80 % depuis un téléphone, dans la rue, dans le métro, sur le canapé. Et là : textes minuscules, boutons impossibles à viser au pouce, tableaux coupés, pop-up infermable. Le correctif : concevoir mobile d'abord, et tout valider sur un vrai téléphone, en 4G, pas sur un simulateur. C'est notre règle de travail numéro un, sans exception depuis le premier site qu'on a livré.
Détail qui ne pardonne pas : le bouton d'appel. Sur mobile, votre numéro de téléphone doit être cliquable, un tap, ça sonne. On trouve encore régulièrement des numéros en image, impossibles à composer sans les recopier à la main. Pour un client debout dans la rue à Marseille un samedi soir, c'est la différence entre une table réservée chez vous et une table réservée à côté.
Erreur n° 4 : des photos qui coupent l'appétit
Photos sombres prises au flash un soir de service, images de banque où l'on reconnaît le même burger que sur dix autres sites, ou, cas fréquent, aucune photo de nourriture du tout, juste la façade et la salle vide. Or la photo est le seul vecteur d'appétit à distance : c'est elle qui décide. Le correctif : une session d'une heure en lumière du jour avec un smartphone récent suffit pour démarrer, on a publié la méthode pas à pas qu'on donne à chaque client. Huit plats bien photographiés transforment un site plus sûrement que n'importe quelle refonte graphique.

Erreur n° 5 : aucun moyen de commander (ou de réserver) en ligne
Le site donne faim, la carte est belle... et au moment de passer à l'acte : « Appelez-nous au 04... ». Il est 22 h 30, le client prépare sa commande du lendemain, personne ne décroche, et l'appli de livraison, elle, est ouverte dans l'onglet d'à côté, avec votre concurrent en tête de liste. Chaque visite sans bouton d'action est une intention de client rendue à la concurrence. Le correctif : un bouton « Commander » ou « Réserver » permanent, visible sur chaque écran, relié à un vrai parcours de commande, c'est le cœur de ce qu'on explique dans notre article sur le click & collect.
Erreur n° 6 : un site d'une lenteur de service du dimanche
Huit secondes d'écran blanc parce que la page d'accueil charge un diaporama de quinze photos en pleine résolution, plus trois polices décoratives, plus un widget météo (vécu). Le visiteur mobile part bien avant la fin, et Google note la fuite. Le correctif : des images compressées au bon format, un code allégé, et une discipline simple, chaque élément de la page doit mériter son poids. Un site de restaurant bien construit s'affiche en une à deux secondes sur un téléphone moyen ; c'est un critère de livraison chez nous, au même titre que l'orthographe de la carte.
Erreur n° 7 : un site qui ne ressemble pas au restaurant
La dernière erreur est plus subtile : tout fonctionne, mais rien ne ressemble. Un bistrot de quartier chaleureux avec un site d'expert-comptable ; une table créative avec une mise en page d'annuaire ; un comptoir mexicain flamboyant en gris corporate. Le client ressent une dissonance sans savoir la nommer, et la confiance, elle, se construit sur la cohérence. Le correctif : partir de la cuisine et de la salle pour construire l'univers du site, couleurs, typographies, ton des textes, comme on l'a détaillé dans les codes du design qui donne faim. Votre site est une extension de votre salle, pas un document administratif.
Sept erreurs, un seul fil conducteur
Relisez la liste : aucune de ces erreurs ne vient d'un manque de talent en cuisine. Elles viennent toutes du même angle mort, le site a été pensé depuis l'intérieur du restaurant, jamais depuis le trottoir, le canapé ou la file du métro où se trouve le client. C'est précisément le regard qu'on apporte : chaque site SERVIO est conçu depuis la place du client affamé, puis vérifié point par point contre cette liste avant livraison. Si votre site actuel coche plus de deux erreurs sur sept, vous savez ce qu'il vous reste à faire, et vous savez où nous trouver.
Votre restaurant mérite un site qui donne faim.
Corriger tout ça en quelques jours, voir l'offrePublié le 4 juin 2026 · Mis à jour le 9 juin 2026 · Par l'équipe SERVIO, l'agence des sites de restaurants.



